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Bourbourg: L.A. Linière, une liaison capitale entre le champ de lin et la filature

Dernière mise à jour : mars 25

Implantée sur le territoire historiquement producteur de lin depuis 1952, la coopérative L.A. Linière travaille à l’optimisation de la culture au plus près des producteurs. Son credo : la transparence, l’équité et la proximité. Zoom sur son activité.




« Il y a toujours un lien entre ce qu’il se passe au champ et le travail en filature. » Passionné par son métier, Bertrand Delporte, directeur de la coopérative L.A. Linière installée à Bourbourg depuis 2008, retrace le long chemin que parcourt la plante entre le semis et la fabrication du tissu ou des produits issus de la culture. Son action intervient à un moment clé de la chaîne.

Outre le teillage, la coopérative accompagne les liniculteurs tout au long de leur production. « Deux ingénieurs de plaine se chargent de dispenser les conseils agronomiques nécessaires à la réussite de la culture, explique-t-il. Puis, quand le lin arrive en usine, on extrait les différents produits de la paille de lin et on vend au prix du marché, en ôtant le coût de teillage. Il y a beaucoup de transparence. Ici, le chef d’entreprise, c’est le comité d’administration. »


Classement des qualités

Un principe qui a fait la réputation de la structure. Composée de 70 salariés, L.A. Linière rassemble aujourd’hui 440 adhérents (ils étaient 330 il y a douze ans). Les producteurs adhérents sont installés à 80 % en bordure littorale et à 20 % sur le Nord – Pas-de-Calais, notamment autour de Cambrai.


Au sortir de la ligne de teillage, les ballots de lin sont entreposés dans le hangar de stockage et classés selon leur qualité. « Nature, couleur, solidité et finesse, sont les critères de classement fixés par la commission Cipalin », détaille le directeur. Ce qui permet aux acheteurs de faire leur marché en se basant sur les échantillons de chacun des lots. Avec la fibre, le site de Bourbourg traite aussi l’étoupe, la graine, la terre et les anas, « le lin, c’est le cochon végétal ».

Diversification

Depuis 2018, L.A. Linière s’est lancée dans un autre de type de valorisation du produit avec le développement du brevet Bâtilin. La réalisation de briques en anas de lin mêlés à de la chaux permet une isolation et un confort thermiques. « On obtient des murs perspirants, c’est-à-dire qui laissent passer l’humidité à travers son épaisseur puis la laissent s’évaporer lorsqu’elle arrive de l’autre côté », précise Bertrand Delporte. Cette diversification a permis à la coopérative de se positionner sur des projets de restauration comme celui de la ferme Nord à Zuydcoote ou de logements sociaux.

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